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Hier est apparue sur le net la deuxième chorégraphie exécutée par les pensionnaires de la maison d'arrêt de Cebu aux Philippines, cette fois-ci sur un medley des chansons du groupe Queen.

Elle est due, comme la première, sur "Thriller" à l'initiative du co-responsable de la sécurité de la prison, dont l'idée était de transformer les exercices quotidiens en cours de danse.



Chorégraphie sur un medley de Queen



Il y a une douzaine d’années environ, j’ai poussé la porte d’un cours de salsa car j’aimais cette musique depuis longtemps. Je pouvais danser sur quelques pas … comme on le fait en Afrique de l’Ouest ou centrale, là où j’ai vécu des tranches de vie et où est née ma découverte et mon goût pour les musiques afro caribéennes. Je regardais, lorsque j’en avais l’occasion, à des concerts d’artistes latinos notamment, avec beaucoup d’envie et d’admiration les danseuses et danseurs capables d’exécuter des figures spectaculaires, ainsi que leur bonheur, visible, à le faire.

Quel bien m’en a pris, je me suis éclatée .. ! J’ai bougé, transpiré, partagé et découvert, en même temps que les fameuses figures, que je n’avais pas encore véritablement exploré et encore moins utilisé des capacités telle que la coordination, la situation du corps dans l’espace, etc …plus précisément l’aptitude à reproduire des déplacements, des gestes et des figures en allant du Nord à l’Ouest, de l’Ouest au Sud, etc… d’une piste de danse.

Imaginez-vous reproduire des pas que vous avez mémorisés tandis que vous tentez de faire d’autres mouvements avec les bras, et que vous avez à le faire en les enchaînant en faisant le tour d’une pièce sans vous tromper sur le côté où vous devez aller pour en faire le tour !!

Mon corps ne s’était pas encore en quelque sorte situé dans l’espace. Au début, j’étais pour le moins désorientée !!  Par ailleurs, ma mémoire s’est exercée et aiguisée autrement en mémorisant des enchaînements, et même des petites chorégraphies …

J’ai dû apprendre ensuite à me laisser guider par mon partenaire. Et là ce fut une autre paire de manches. Le prof, avec son délicieux accent cubain indélébile et tant mieux, nous disait : "je sais que nous sommes en France mesdames, mais la salsa est une danse de macho, c’est l’homme qui dirige !"

Je vous prie de croire que j’ai eu du mal sur ce coup-là ("tu diriges les hommes!" me disait-il en me souriant quand je dansais avec lui et qu’il sentait une résistance !) et je ne suis pas arrivée au niveau des meilleurs peut-être à cause de cela. Je ne me laisse pas complètement faire !

Le souvenir fort que j'ai est celui d’avoir partagé des moments intenses et festifs pendant lesquels je me suis dit, à chaque fois, et si c’était ça le monde ? Nous étions heureux(ses) de faire la fête en même temps, toutes et tous, issu(e)s de catégories socio professionnelles et d’origines les plus diverses et variées... et ce mélange, ce brassage, ces rencontres me remplissaient de bonheur et d’espoir.





À voir le film "Je ne suis pas là pour être aimé" avec Patrick Chesnais, l'histoire d'un huissier qui entend la musique d'un cours de tango de son bureau et qui en franchit la porte un jour...






Tag(s) : #Coup de coeur
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