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Chop Suey

Chop Suey (1929)

 

Né un 22 juillet en 1882 à Nyack dans l'État de New York, Edward Hopper commence à dessiner très jeune. À l'âge de dix-huit ans, il commence à étudier avec Robert Henri, peintre réaliste.

 

Room in N. York

Room in New York (1932)

 

De 1906 à 1910, il fait deux voyages en Europe, dont plusieurs visites à Paris où il découvre des styles modernes d'avant-garde comme le fauvisme et le cubisme. Ils ne les adopte pas comme plusieurs de ses compatriotes peintres de l'époque et contribue à la création d'un art typiquement américain.

Vers le milieu des années 20, il peint des toiles aussi différentes que des paysages côtiers désolés et des lieux fortement urbanisés. Il capte ainsi une des caractéristiques de l'Amérique.

 

Hopper-Nighthawks

Nighthawks (1942)

On constate que la solitude humaine imprègne un grand nombre de ses oeuvres. Ses personnages, dans les bureaux, les restaurants, les cinémas, les hôtels ou les maisons de campagne sont souvent seuls ou expriment un isolement psychologique. 

 

hopper-hotel-lobby

Hotel Lobby (1943) 

 

En 2004, un choix de tableaux de Hopper a été présenté en Europe, notamment à Cologne et à la Tate Modern de Londres, où l’exposition a obtenu le deuxième record d’affluence de l’histoire de ce musée, avec 420 000 visiteurs en trois mois.

 

Pont-des-Arts-E.Hopper

Le Pont des Arts (1907)

 

En parallèle à cette exposition, le musée d’art américain de Giverny avait organisé une exposition regroupant des tableaux de sa première période, sous le titre « Les années parisiennes 1906-1910 ». Ces premières oeuvres montraient déjà la maîtrise de la lumière, marque de fabrique de Hopper dans ses meilleures toiles.

 

Son épouse, le peintre Josephine Nivison, qui disparut  en mars 1968, dix mois après E. Hopper, a légué son œuvre au Whitney Museum of American Art. D’autres œuvres importantes se trouvent au MoMA de New York et à l’Art Institute de Chicago.

 

Une exposition lui sera consacrée dans les Galeries Nationales du Grand Palais du 6 octobre 2012 au 28 janvier 2013. Première manifestation d’envergure à lui être consacrée, elle propose une rétrospective de l’oeuvre d’Edward Hopper (1882-1967) à travers une large sélection de peintures, aquarelles, gravures et illustrations.

La première partie, consacrée aux années de formation, rapproche des oeuvres de Hopper avec les peintures de ses condisciples de l’atelier de Robert Henri, les maîtres américains (Eakins, Homer…) et français (les impressionnistes), avec lesquels son art a établi un vrai dialogue.

L’exposition se penche ensuite sur le retour de l’artiste aux États–unis, où son style et son iconographie se précisent. Son art est le fruit d’une patiente décantation formelle et chromatique, celui d’une idéalisation de ses sujets qui confine à l’abstraction. En 1933 le Moma de New York lui consacre une première rétrospective. L’oeuvre de Hopper s’exposera à toutes les revendications d’écoles : on en fait tour à tour un réaliste, un régionaliste, un romantique, un surréaliste…

 

New York Pavements (1924-25)

New York Pavements (1924-25)

 Summertime (1943)

Summertime (1943)

Tag(s) : #Coup de coeur

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