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Nous sommes nombreux(ses) à avoir vu l’une de ses photos un jour, quelquepart, sans savoir qu'il en était l’auteur.

 

Contemporain de Henri Cartier-Bresson et Robert Doisneau, Willy Ronis, qui s’est éteint le 11 septembre à l’âge de 99 ans était un photographe humaniste, témoin de son époque, aimant les gens, ceux qu’ils croisaient dans la rue, et notamment ceux des quartiers populaires de Paris qu’il affectionnait.

Willy Ronis, le photographe poète qui nous parlait de nous

Né à Paris en 1910,  enfants d’immigrés, d’un père juif ukrainien, photographe de quartier et d’une mère lituanienne, musicienne, qui donnait des leçons de piano, il abandonne la musique à laquelle il se destinait pour reprendre le studio de son père malade.

 

 

C’est en 1936, son père alors disparu, qu’il devient photographe pour la presse, la mode ou la publicité. Il prend alors ses premiers clichés pendant le Front Populaire, en immortalisant ses manifestations ou ses occupations d’usine de travail à la chaîne.

Il en conservera un regard social toute sa vie. La période de la guerre l’écarte du reportage photographique, il part dans le Vaucluse où il devient régisseur et décorateur de théâtre. Il y rencontre celle qui deviendra son épouse, la peintre Marie-Anne Lansiaux dont il fera un magnifique cliché, « le Nu Provençal ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’une de ses photos sera tristement prémonitoire, celle de son fils « Vincent, l’aéromodéliste », qui décèdera d’un accident de deltaplane à l’âge de 47 ans.

 

À la libération, il reprend son Rolleifleix et participe à la renaissance de la presse illustrée avec des photos des bidonvilles d’Aubervilliers et de Nanterre, du peuple de Belleville et de Ménilmontant, des bals populaires et des guinguettes…

 

 

Refusant de faire des photos sur commande et de ne pas être l’auteur des légendes de ses images, il ralentit en 1968 son activité de reporter et navigue entre Paris et le Sud en Avignon, à Aix-en-Provence et Marseille, où il enseigne la photographie. Il s’installe dans le Vaucluse à l’Ile-sur-la-Sorgue en 1972.

De nombreux livres seront consacrés à ses clichés ou illustreront des livres en collaboration avec Didier Daeninckx, Daniel Picouly, Régine Desforges ou Daniel Karlin.

C’est en 1983, revenu à Paris, qu’il fait don à l’état de ses 90 000 clichés. En 2005, une exposition à l’Hôtel de Ville de Paris fait mieux connaître son œuvre au grand public.

Il reçoit le Grand Prix des arts et lettres pour la photographie en 1979, il est en 1980 l'invité d'honneur des Rencontres internationales de la photographie en Arles et son livre "Sur le fil du hasard" reçoit le prix Nadar en 1981. Il sera fait Chevalier de la légion d’honneur en 1991 et Officier de la légion d’honneur en 2008.

 

 

Tag(s) : #Actu, #Coup de coeur
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