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S'il existe un paradis pour les bons musiciens, il y est ... ne soyez pas trop tristes Gaby et Joséphine ... votre Pygmalion y a sa place, réservée depuis qu'il commençait à avoir du mal à résister au crabe venu l'envahir. Il lui a tout de même laissé le temps d'être à nouveau célébré aux Victoires de la musique (11 victoires en tout) dont l'auditoire cette année était encore plus ému que reconnaissant et admiratif.

Né en 1947 d'une mère bretonne et d'un père kabyle algérien qu'il ne connaîtra pas, Alain Baschung est envoyé à l'âge d'un an en Alsace dans la famille de son beau-père. Cette famille d'adoption, assez conservatrice, le laisse découvrir la musique et notamment celle de Kurt Weill avec la pratique de l'harmonica.

C'est en 1959 qu'il revient à Paris où il connaîtra quelques années de galère jalonnées de tentatives musicales, en groupe, tout seul, sous différents pseudonymes.


Et c'est en 1977 qu'il fait sa première rencontre, marquante, et qui débutera une période enfin fructueuse ... celle de l'auteur Boris Bergman qui lui écrira en 1980 les paroles de "Gaby, Oh Gaby". Ils enchaîneront l'année d'après avec la non moins célèbre "Vertige de l'amour". Ils se retrouveront en 86 avec le fameux "SOS Amor" et c'est en 1989 que le parolier Jean Fauque prendra le relais au grand dam de Bergman.

 

Osez Joséphine

 

 

La collaboration on ne peut plus artistique et harmonieuse de Bashung et Fauque sera très prolifique. Elle démarrera en fanfare en 1991 avec le tube parmi les tubes "Osez Joséphine".

Leur complicité, pendant plusieurs années, dopera leurs talents respectifs et permettra notamment à Fauque d'écrire, de décrire, les ressentis, les impressions, les idées, les sentiments, les tranches de vie de Bashung qui les habillera avec les notes venues de son univers musical ô combien riche et sans cesse surprenant, subtil et renouvelé. Ajoutée à cela son interprétation d'une justesse et d'une sensibilité exceptionnelles qui remplissaient à chaque fois d'émotion le public (dont je faisais partie) venu l'écouter.

Bashung a aussi écrit des musiques de fictions pour le cinéma et la télévision : "Le Quatrième pouvoir" de Serge Leroy, "Le Beauf", de Yves Amoureux, "Le jeune Werther" de Jacques Doillon et le fameux "Ma petite entreprise" de Pierre Jolivet.

Ses rapports avec la fiction seront confirmés et prolongés : il a également été salué comme bon acteur dans plusieurs films .
J'ai vu et apprécié son jeu dans  "Rien que des mensonges" de Paule Muret  avec Fanny Ardant, "Je veux tout" de Patrick Braoudé, "Le p'tit curieux" de Jean Marbeuf, "J'ai toujours rêvé d'être un ganster" de Samuel Benchétrit.

Laissons-le monter, tranquille ... Je parie qu'il ne va pas tarder à se faire un de ces boeufs avec Fred Chichin, je ne vous dis que ça...


Salut l'artiste !

 

Résidents de la république

 

 

 

Tag(s) : #Actu
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