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Motown est l'histoire d'un homme, Berry Gordy, ouvrier à la Motor City qui fera de la musique afro-américaine un phénomène de société dans l'Amérique de la fin des années 50. Avec lui, la musique noire sort de son cadre communautariste, pour s'imposer dans les foyers américains.



Berry Gordy en studio

Les débuts du label se font sous le nom de Tamla, Gordy y signe son tout premier artiste, Marv Johnson. En 1957, sa rencontre avec le jeune chanteur Smokey Robinson se révèle décisive dans la construction de la marque Tamla, qui deviendra Motown en janvier 1959.
C'est avec ce même Smokey Robinson accompagné des Miracles que Berry Gordy s'installe dans les charts début 1961.





Les compositions autour du thème de l'amour constitueront l'essentiel de la politique artistique de Gordy. Il possède ce talent particulier pour choisir ses auteurs-compositeurs (Holland-Dozier-Holland, Norman Whitfield, Ashford & Simpson) et ses musiciens (The Funk Brothers), et parvient ainsi à définir “le son Motown”, et à construire le succès d'artistes tels que Martha Reeves & the Vandellas, The Contours, Marvin Gaye, The Supremes, The Four Tops, The Temptations, Stevie Wonder, et tant d'autres...

Berry Gordy devient producteur, éditeur de musique et organisateur de spectaces et devient le patron afro-américain le plus puissant d'Amérique du Nord.


C'est dans le contexte agité de la fin des années 60 (assassinat de Martin Luther King, guerre du Viêt-Nam) qu'en 1970, il revoit sa politique artistique.

Il en résultera une excellente "cuvée" pour la Motown :

• Révélation des Jacksons Five et du petit prodige Michaël Jackson avec le tube "I want you back",

• Le très controversé Edwin Starr avec son single "Stop the war",

• Diana Ross en solo avec "Ain't no mountain high enough".

Tous ces artistes occuperont la tête des hits parade.


En 1971, "What's going on" de Marvin Gaye devient la chanson phare d'une période de contestation nationale et un succès international qu'on connaît plus de trente ans plus tard.

« Motown a fait de moi l’homme que je suis », déclarait récemment Barack Obama.

En 1988, le label soul qui a révélé les plus grands chanteurs afro-américains est vendu pour 61 millions de dollars à MCA en 1988. À ce jour elle reste la maison de disques la plus prolifique de l'histoire de la musique afro-américaine.

Pour rendre hommage à l’œuvre de Berry Gordy, un reportage produit par MK2 et réalisé par Raphaël Duroy voit le jour cette année.

Baptisé Tracks of My Tears, en référence au titre de Smokey Robinson & The Miracles, il évoque à coup d’archives d’époques, parfois inédites et d’entrevues ces cinq décennies de triomphe et d’émancipation ; cela donneune série d’entretiens tour à tour drôles, éclairants ou émouvants, entrecoupés d’images d’archives, qui racontent comment une poignée de musiciens noirs, à la fois rivaux et solidaires, sont parvenus à séduire l’Amérique, ouvrant la voie au futur Président Obama.





Tag(s) : #Musique
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