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Avec cette crise mondiale financière, accompagnée des crises climatique et énergétique, la crise alimentaire est  passée à la trappe. Aujourd'hui 16 octobre, c'est la journée mondiale de l’alimentation et l'occasion de se souvenir que cette crise alimentaire perdure.

 

 

 

 


Il suffit de comparer les montants astronomiques des aides étatiques pour venir au secours des organismes financiers (700 milliards de dollars aux Etats-Unis, 1700 milliards en Europe),  et ceux susceptibles de venir au secours de la crise alimentaire qui sont estimés à 30 milliards de dollars, j'ai envie d'ajouter seulement.

Jacques Diouf, directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) depuis 1993 craint que la crise financière n'aggrave les difficultés des populations pauvres des pays en développement.

« Les Gouvernements doivent éviter de réduire l'aide octroyée au secteur agricole des pays en développement et de recourir à des mesures commerciales protectionnistes en réponse à la crise financière mondiale ».

Selon lui, les emprunts, les crédits bancaires, l'aide publique au développement et les investissements étrangers directs pourraient  être fortement pénalisés par l'aggravation de la crise financière.

«Si la volonté politique et les promesses des donateurs ne se transforment pas en mesures concrètes et immédiates, des millions d'autres personnes pourraient sombrer dans une pauvreté plus profonde et une faim chronique» estime-t-il.

Selon un rapport de l'organisation humanitaire britannique Oxfam, 967 millions de personnes souffrent actuellement de malnutrition.

L'inflation galopante du prix des aliments de base, comme le riz et les céréales, a poussé cette année 119 millions de personnes de plus dans une situation de famine constate le rapport de la FAO.

Jacques Diouf, propose donc -à juste titre- de changer la gouvernance mondiale.

Les pays membres du G8 ne peuvent plus débattre seuls de sujets comme -entre autres- la famine sans les pays concernés car les plus pauvres. Ce fut encore le cas lors de leur dernier sommet et c'est à la fois inadmissible et absurde.

Il est donc urgent d'élargir le G8. Ne pas le faire, c'est implicitement confiner les pays pauvres dans une autarcie misérable et les exclure du jeu économique dont on vient de surcroît de constater les limites.

 

 

 

Tag(s) : #Société
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