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Et si, en créant, on était en avance sur son temps ?

Vraisemblablement oui lorsque le talent est au rendez-vous :  depuis les années 1980, les livres de Pierre Desproges se sont vendus, selon son éditeur, à 3,7 millions d'exemplaires et touchent désormais toutes les générations. Le comique d’un clown renfrogné, lucide, impitoyable, intransigeant, est devenu consensuel.

Il dégomme ses contemporains qui se prennent au sérieux, il rit des institutions et se succèdent pendant une vingtaine d’années  les critiques à l’égard de « l’intelligentsia crapoteuse », « les humanistes sirupeux » , l’armée, les politiques , l’Académie, les communistes ou le Pape .

Lorsqu’on le lit, on est déstabilisé car le premier degré est accompagné par le deuxième et rejoint immédiatement par tous les autres.
Le rebelle-réactionnaire ou le misanthrope-humaniste nous interpelle comme le personnage principal de son roman, car  il « aime trop les hommes pour les tolérer médiocres ».

Son fameux « on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » est connu et reconnu à une époque où il n’est précisément plus possible de rire de tout.

 

 

9 mai 1939 - 18 avril 1988



Tu verras, disait-il à sa femme, j'aurai un succès posthume".

Pas étonnant, quand on lit, entre autres, dans « Fond de Tiroirs » :

«Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches.»

«J’ai envie de suggérer une hypothèse, selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu’elles en ont.»

«L'amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. À partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire.»

 

 

 

 

Tag(s) : #Actu
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