Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog




Chef d'une petite entreprise d'ébénisterie, Ivan se démène comme un beau diable pour faire tourner son affaire. Ses journées de 18 heures ont lassé son épouse, Nathalie, qui a fini par le quitter pour Sami, un professeur de sport, en emmenant leur fils Christophe. Un jour, un terrible incendie ravage l'atelier d'Ivan. Son courtier en assurances, Maxime, se veut rassurant : avec le contrat qu'il a souscrit, il devrait être généreusement indemnisé. En fait, ledit Maxime n'est qu'un vulgaire magouilleur. Il n'a jamais déclaré le contrat au siège de la compagnie et a tranquillement empoché les primes. Ivan n'a plus le choix. S'il veut éviter la faillite, il doit enfreindre la loi en organisant un cambriolage pour payer ses dettes...


 

Pierre Jolivet réalise ici une comédie sociale drôle, simple, émouvante, et bénéficiant d'une très bonne distribution.


Le réalisateur raconte comment il a abordé ce film :

« Ce qui demande du temps, c’est trouver comment surprendre le spectateur sans que ça paraisse factice, c’est trouver l’équilibre entre le récit, sa part humaine et sociale, et la comédie proprement dite. Partir du réalisme, et inventer des choses de cinéma qui nous étonnent. Confronter nos personnages à des situations un peu exceptionnelles.

« Ma petite entreprise », c’est une petite histoire. Mais un petite histoire pas banale… »…

« J’ai d’abord eu envie de retrouver Vincent Lindon, puis qu’il fasse à nouveau couple avec François Berléand et enfin, l’envie de retravailler avec Roschdy Zem. C’est très agréable d’écrire pour des comédiens qu’on connaît et qu’on aime. On peut peaufiner des dialogues sur mesure, liés à la personnalité de chacun. Dans la vie, Vincent est « speed » toujours sur la brèche. Roschdy est quelqu’un de profondément doux, il a ce côté moyen-oriental qui cherche toujours la concorde. Et François peut être d’une grande ambiguïté. Le mariage des trois était un matériau formidable… »

À noter que François Berléand reçoit le César du Meilleur second rôle pour sa prestation de minable assureur, et qu'il y a tout juste un an, Rochdy Zem retrouvait Pierre Jolivet pour le long-métrage "La très très grande entreprise", autre satyre sociale sur fond de catastrophe écologique avec Jean-Paul Rouve et Marie Gillain.


Pierre Jolivet est un des rares réalisateurs français que j’aime :


Entretien avec Pierre Jolivet


Il sillonne les routes de France pendant quelques années avec son frère Marc et forme le duo populaire Recho & Frigo jusqu’au jour où il rencontre Luc Besson qui lui fait franchir les portes du septième art. 'Le Dernier Combat' et 'Subway' sont cosignés par les deux hommes. Un tremplin qui lui permet d'assurer la réalisation de son premier long métrage,  le thriller « Strictement personnel ».

1985 : Strictement personnel

1986 : Le Complexe du Kangourou

1989 : Force majeure

1991 : Simple mortel

1993 : À l'heure où les grands fauves vont boire

1997 : Fred

1998 : En plein cœur

1999 : Ma petite entreprise

2002 : Le Frère du Guerrier

2003 : Filles uniques

2005 : Zim and Co.

2007 : Je crois que je l'aime

2008 : La Très Très Grande Entreprise (Quatre amis décident de s'en prendre à une entreprise de produits chimiques qui pollue allègrement leur région. Le titre du film est un clin-d'œil à Ma petite entreprise, réalisé neuf ans plus tôt)

 


Alain Bashung - Ma petite entreprise



mes 10 derniers articles

Tag(s) : #Coup de coeur

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :