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furax

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Olivier Ranson

 

 

 

Sauf imprévu, les prochaines élections présidentielles devraient avoir lieu dans un peu plus d'un an. Comment se fait-il alors que la campagne, encore contenue fin 2010(!) explose avec un sondage annonçant la présence de la candidate de l'extrême droite au second tour ?


Effet pervers du quinquennat aidant, conforté par les conséquences de la crise et de l'inquiétude qu'elle a installée, les media lancent donc officellement la campagne des élections présidentielles de 2012, avec pour collaborateurs, les instituts d'opinion.

 

Les questions posées portent à la fois sur les intentions de vote des sondés, leurs pronostics sur les victoires de tel ou tel candidat à l'intérieur de son parti, puis ses chances face à son challenger et lequel ? ... Le jour venu. Le sondeur, pour faire court, -quoique- fait digérer tout ça à ses logiciels et rend sa copie. Les media recoupent les données et les diffusent de façon à balancer des noms et des scores pour être lus et/ou entendus et aussi tout de même, provoquer des réactions.

 

Les confrères reprennent, balancent, répètent, martèlent et invitent aussi des débatteurs pour re-commenter, analyser et se contredire sur tel résultat, telle hypothèse et autre éventualité.

 

Les politiques adorent être invités, en particulier sur un plateau de télévision, ce n'est pas nouveau. Ce qui est plus récent en revanche, c'est que des journalistes politiques soient eux aussi devenus accros, à tel point qu'on se demandent pour certains, quand ils trouvent le temps d'être au bureau.

 

Quant au terrain, qui consiste à rencontrer aussi les électeurs dans leur quotidien, pour mieux les connaître et percevoir ce qui risque de se produire en mai 2012, ils n'y sont plus beaucoup ou plus du tout. Assis confortablement dans leurs fauteuils, ils sous-traitent l'investigation à des instituts de sondages, qui font leur choux gras des échéances électorales.

 

Si le journalisme politique rejoint la politique elle-même dans son fonctionnement bureaucratique, nul besoin d'un ou de plusieurs sondages pour connaître l'influence possible des deux réunis sur la désaffection ou la sanction des français face aux urnes, le jour J.

 

Deux sénateurs ont déposé une proposition de loi dans le but de revenir à un débat politique moins falsifié et manipultaur, à suivre.

 

 

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 Olivier Ranson

 

 

Tag(s) : #Humeur

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