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Consultations de Rosalie

Bonjour et bienvenue ! Je vous propose des consultations à Paris, par tél. et Skype. Mon objectif est de vous apporter conseil, éclaircissement et réconfort. Je vous invite à découvrir mon parcours et le déroulement de mes consultations.

Où êtes vous ?

Publié par rosalie


Wu et Wang sont deux chinois qui ont été expulsés de leurs logements à Pékin en 2001, année de l’attribution des Jeux olympiques à la capitale chinoise. Depuis, ils tentent en vain d’obtenir réparation.

Ils font partie de ceux qu’on appelle à Pékin des « pétitionnaires », c’est-à-dire des citoyens qui s’estiment victimes d’une injustice, mais auxquels l’absence de justice indépendante ne laisse d’autre choix que de tenter de se faire entendre des hauts dirigeants par des voies détournées.


Le gouvernement chinois avait annoncé le 23 juillet, à deux semaines de l’ouverture des JO, une mesure exceptionnelle : la désignation de trois parcs de Pékin pour tenir des manifestations légales, à conditions d’en faire la demande cinq jours à l’avance. Un progrès considérable dans un pays où ce type de protestations est en principe impossible.

Cette mesure avait été saluée par un CIO qui, critiqué pour son choix d'attribution des JO, se sentait soulagé.

Entre le 5 et le 16 août, Wu et Wang se sont rendus cinq fois au Bureau pour la sécurité de Pékin afin de demander le droit de manifester. La première fois, ils ont été détenus et interrogés pendant dix heures.

Puis, dimanche dernier , ils ont reçu chacun notification de leur condamation à un an de   « rééducation par le travail »,  une décision administrative, sans procès, sans avocat, sans appel. La notification était antidatée au 30 juillet, ce qui, légalement, les exclut de la possibilité de réclamer le droit de manifester…

Le quotidien officiel « China Daily » annonçait fièrement en début de semaine que si 77 demandes avaient été déposées, il n’y avait eu aucune manifestation : le porte-parole du Bureau pour la sécurité a déclaré que  74 demandes ont été retirées « après accord à l’amiable entre les parties concernées et les autorités », deux autres ont été suspendues en raison de procédures incomplètes, et une a été refusée car elle impliquait la participation d’enfants, « ce qui est contraire à la loi chinoise ».


Je pense entre autres aux gouvernants et  autorités qui se seront déplacés soit à l’ouverture, soit à la fermeture et qui se sont déjà vantés ou se vanteront d’avancées évidentes sur les problèmes des droits de l’homme, sur l’ouverture d’esprit de la société civile et du gouvernement Chinois.







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