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Consultations de Rosalie

Bonjour et bienvenue ! Je vous propose des consultations à Paris, par tél. et Skype. Mon objectif est de vous apporter conseil, éclaircissement et réconfort. Je vous invite à découvrir mon parcours et le déroulement de mes consultations.

Où êtes vous ?

Publié par rosalie

#rentrée #école

#rentrée #école

Hier soir, j'ai pensé aux millions d'enfants pour qui c'était la rentrée des classes ce matin. J'ai apprécié de ne plus être assaillie par cette énorme boule au ventre que j'avais la veille de la reprise des cours et qui revenait toutes les semaines pourrir la fin de mes week-ends.

J'ai fait partie des nombreux élèves qui étaient angoissés à l'idée de retourner à l'école en septembre, après les vacances de la Toussaint, de Noël, de Pâques et tous les dimanches soirs.

Les raisons de mes insomnies ou courtes nuits régulières étaient nombreuses. Il m'est arrivé plusieurs fois suite à un déménagement d aller dans une nouvelle école , où je ne connaissais personne et je me demandais si ça se passerait bien, si l'institutrice serait gentille, les camarades de classe aussi. Lorsque je connaissais l'école, je n'étais guère enchantée d'y retourner, pour peu que j'aie ouï dire que l'enseignante était sévère, qu'elle donnait beaucoup de devoirs et aussi des punitions.

Et puis il y a eu la pension aussi, où je rentrais parfois le dimanche soir, c'était dur. Je m'y sentais punie, quoique je fasse ou ne fasse pas. Heureusement j'y ai mis un terme assez rapidement, alors que je n'avais que 10 ans à peine, en organisant des jeux de tout sorte dans le dortoir ou en racontant des blagues aux 5 filles qui dormaient dans la même pièce que moi. J'ai été virée aux vacances de Noël.

L'entrée en 6ème a généré du stress aussi parce qu'il ne fallait plus s'adapter à une personne et à ses exigences mais à plusieurs, avec l'arrivée des profs ! Ce fut l'avalanche de devoirs à tel point que je me couchais tard tous les soirs de la semaine. Mon cartable pesait une tonne et il fallait aller de la maison à la gare, de la gare à l'école et dans le sens inverse en fin d'après-midi.

Que ce soit à l'école privée ou publique, je ne supportais pas l'autorité quand je la trouvais injuste.

Je n'ai pas le souvenir que les profs qui enseignaient une matière, dans laquelle je n'excellais pas (les maths principalement) essayaient de m'aider, de m'apprivoiser ou encore moins de m'aimer. Non, c'était tout le contraire.  Lorsqu'il y avait cours de mathématiques le lundi matin, j'en avais mal au bide dès le dimanche. J'allais encore entendre le prof crier ou m'humilier si jamais il lui prenait l'envie de passer sa mauvaise humeur sur moi. En plus de ça, j'avais du mal à vivre tous les jours avec toutes ces personnes jeunes ou adultes que je n'avais pas choisies. Je détestais les situations de conflit et il était difficile de s'entendre avec tout le monde alors je m'isolais un peu.

Mon angoisse a commencé  à s'estomper à partir de la première car ayant choisi une section littéraire avec langues je pensais -et ce fut le cas- avoir des chances de décrocher ce fameux bac dont on nous rabattait les oreilles depuis la 6ème. J'étais bonne élève (sauf en maths !) j'avais acquis un peu d'aisance dans l'attitude et le verbe et je ne me laissais plus impressionner. On me fichait la paix, et surtout, la fin était proche. Je devais absolument avoir le bac pour être débarrassée.

Si je compte bien, j'ai subi l'école où j'allais à reculons pendant 8 ans, de la 9 ème à la seconde, car j'ai un vague souvenir du cours préparatoire et de la 10 ème avec 2 vieilles dames pour institutrices plutôt gentilles et l'envie de savoir lire, et vite. C'est beaucoup 8 ans.

Est-ce que l'école peut encore générer de tels ressentis et un rejet aussi fort aujourd'hui ? Je pose cette question alors que depuis quelques bonnes années, des professeurs ont aussi la boule au ventre la veille d'une rentrée et tous les dimanches soirs...

 

source image classe

Longtemps j'ai détesté l'école

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